Papa clown, chanteur, acrobate, conteur d’histoires…

Voilà presque 10 mois que j’ai accédé au titre très convoité de papa. 10 mois extraordinaires (et fatiguant) pendant lesquels j’ai appris des tonnes de choses et surtout, découvert en moi de nouveaux talents. Tantôt clown, tantôt chanteur, grosse poupoule ou acrobate, les jours passent (très vite) sans jamais se ressembler, et c’est avec le plus grand des plaisirs que je me perds, à chaque moment passé avec mon petit colibri, dans une schizophrénie bienheureuse déclenchée par chacun de ses sourires. Alors en tant que papa moderne qui n’a pas peur d’assumer ses crises de papa gaga, je profite de cet article pour partager avec vous ces agréables moments de folie douce, avec une grosse pensée pour tous ceux et celles qui n’hésitent pas à sortir leur cape de super mum et super daddy pour offrir à leurs petits bouts leurs premiers souvenirs.

 

Papa chanteur, dompteur de rimes

Comme je vous le dévoilais dans l’un de mes précédents articles (mes premiers pas de papa sur un air de Brassens), la musique est omniprésente dans ma vie. Pas une douche ne passe sans que je ne m’explose les cordes vocales sur de la bonne vieille chanson française , pas un trajet en voiture sans que je ne me crois dans un clip américain (avant de me rappeler que je suis au volant d’une vieille golf à 230 000 km), bref, je ne me suis pas fait prier pour offrir à bébé ses premiers concerts live… avec des compos improvisées juste pour lui : c’est fou ce que ça peut rendre créatif les couches sales et le manque de sommeil !

A chaque occasion sa comptine, son petit bout de chansonnette et son lot de rimes: 

La chanson fruitée pleine de douceur : « C’est un petit bonhomme, mignon, mignon, mignon – un p’tit coeur de pomme, trognon, trognon, trognon »

En pleine crise de larmes ? Reprise de Polnareff : « C’est, un p’tit bébéééé, qui fait Ouin ouin ouin ouin ouin ouinnnnn, toute la journéeééé Ouin ouin ouinouinouin ouinnnn ».

Bébé a froid à la sortie du bain ? « Ici il ne fait pas chaud, on se croirait dans le frigo, mais chez nous pas, de congélo, on n’est pas chez les courjault (…) » – Cette version « humour noire » a été (a juste titre?) censurée par maman hirondelle dès sa première sortie, probablement un tube avorté. En même temps, je ne suis pas sûr que bébé ait déjà une grosse culture des faits divers.

Bref, vous avez compris le principe : un peu d’humour, beaucoup d’amour et quelques notes pas toujours très justes.

papa clown dessin a dos d hirondelle

 

Papa conteur d’histoires – presque prêt pour le prochain festival de (poussette) Cannes

Je dois reconnaître qu’au début, je me forçais un peu. Le petit colibri n’était pas hyper attentif et mettait plus d’énergie à essayer de manger les pages du livre qu’à dévorer mes douces paroles. Mais bébé a grandi… et apprécie de plus en plus, alors forcément moi aussi. Je n’hésite plus à me transformer en véritable acteur studio pour transformer le moindre album de t’choupi ou du petit ours brun en scénario digne des plus grands films hollywoodiens : je mets le ton, fais des grimaces, tente des imitations, passe du coq à l’âne et du singe au crocodile, incarne chaque personnage avec coeur et enthousiasme et là je vous le dis : non seulement le ridicule ne tue pas, mais en plus il provoque d’énormes fous rires chez mon petit bonhomme !
Du coup, pour les histoires avant de dormir… ça marche moins bien, mais c’est comme ça, je suis un papa hirondelle qui a du mal à faire les choses à moitié…

 

Papa acrobate: du stage commando au dresseur de fauve

Une-deux, une-deux, une-deux – me voilà qui rampe par terre pour jouer avec mon petit loulou, qui fait du quatre pattes pour lui montrer l’exemple, qui m’improvise body-builder (version discount, comme les vrais mais en moins bon, moins impressionnant, un peu plus mou en somme) pour porter la poussette dans les escaliers sur 2 étages et rentrer à l’appartement, qui enfile mon costume de cycliste pour filer chercher bébé à la crèche à mille à l’heure quand je suis en retard, qui me la joue cascadeur pour plonger derrière lui et le rattraper de justesse quand il tombe, qui fait des acrobaties dignes de Matrix pour éviter les lancer de compotes ou les pipis furtifs… bref, me voilà papa pour de vrai, un sportif de circonstance qui a parfois un peu la flemme… mais qui trouve toujours un peu d’énergie au fond de lui pour faire plaisir à son petit colibri !

 

 

Papa vigile et grosse poupoule, qui n’aime pas qu’on approche trop de son œuf

Et oui, dans cette schizophrénie papa-thétique il y a le papa qui montre les dents et qui déteste l’idée qu’on puisse un jour faire du mal à son enfant. Loin de moi l’idée de vouloir le surprotéger, mais j’ai découvert en moi ce réflexe, cet instinct protecteur, qui me rend courageux, prêt à tout pour le défendre, à n’avoir peur de rien si ce n’est de l’idée de ne pas pouvoir toujours être là.  Mais tant que papa grosse poupoule le pourra, il y aura toujours de la place entre ses ailes pour lui éviter les coups de becs !

 

Être papa, c’est un peu tout ça et tellement de choses encore. L’apprentissage du don de soi, sans limite ni remord, à cultiver le sourire de son enfant comme le plus beaux des trésors.

 

 

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