Et puis il a fallu choisir le prénom de bébé…

Ceux qui sont déjà passés par là connaissent forcément ce dont j’aimerais vous parler aujourd’hui. Je vous imagine déjà, sourire aux lèvres rien qu’en lisant ce titre, peu racoleur mais, reconnaissez-le, très prometteur, en vous remémorant vos bons souvenirs. Pour ceux qui sont en plein dedans, il manque peut-être encore un peu de recul pour pouvoir se lâcher complètement sur le sujet, mais n’ayez crainte, lisez jusqu’au bout et vous verrez… Vous verrez que vous n’êtes pas les seuls dans ce calvaire : choisir un prénom, c’est l’angoisse!!!

Bah oui, c’est quand même une sacrée pression. Dès sa naissance, il faut coller à son petit colibri une belle étiquette avec un prénom qu’il devra assumer toute sa vie, lui, petit ange innocent qui n’avait pourtant rien demandé à personne. Mais puisqu’on doit tous y passer, mieux vaut en rire : voici ce qui s’est passé dans les têtes de piafs de notre couple d’hirondelle quand on en est venus au choix du prénom !

 

Des prénoms ? J’en ai plein… mais pas pour le bon sexe…

J’ai déjà eu l’occasion de vous le raconter plusieurs fois au fil de mes récits, mais jusqu’à l’écho du 5ème mois, j’étais persuadé que notre petit colibri était une colibrette. Et jusqu’à cette fameuse écho pendant laquelle j’ai découvert son petit truc-en-plus pour la première fois, tout allait bien. J’avais des idées de prénom, PLUSIEURS idées de prénoms même (problème de riche, eh ouais !) et tenez-vous bien : en plus nous étions d’accord sur quelques-uns d’entre eux.  C’était trop beau pour être vrai : choisir un prénom de bébé, ça ne peut pas être aussi facile !

L’écho a donc eu lieu, j’étais très content à l’idée d’accueillir un petit mec à la maison, mais voilà : des prénoms de filles, même quand on en a plein et des très jolis, quand on attend un garçon, ça ne sert strictement à rien! Et… persuadé qu’en plus de mon petit ventre naissant, ma grossesse nerveuse rêveuse m’avait également permis de bénéficier d’une sorte d’intuition du futur papa, je n’avais évidemment pas prévu de plan B ni envisagé l’autre hypothèse (vous me direz, il n’y avait que 2 choix dans l’énigme, j’aurais pu anticiper un peu).

C’est pas grave : pas du genre à paniquer, je me dis qu’il n’y a qu’à faire comme pour les premiers prénoms – se poser 2 minutes, prendre une feuille, un crayon et hop, ma liste serait posée et il n’y aurait qu’à la comparer avec celle de ma femme pour faire notre tri. Et puis ce qui devait arriver arriva, le syndrome de la page blanche, le coup de la panne, le manque d’inspiration…BREF : RIEN de chez RIEN ne me venait.

 

« Ah non, impossible… c’est le nom de la cousine du chat du voisin de ma soeur ! »

Je me suis alors motivé (un peu sous la contrainte de mon adorable hirondelle qui me menaçait de soufflante à base d’hormones sonores si je ne m’intéressais pas plus que ça à la question) pour lire les dictionnaires des prénoms qu’on nous avait achetés ou prêtés – 3 gros pavés qui portent bien leur nom vu leur épaisseur. C’est bien fait ce genre de bouquin : classé par style, par nombre de syllabes, par origines, avec des infos sur l’étymologie, les statistiques sur les 100 dernières années et les tendances à venir… rien à dire là-dessus. Mais malgré ces milliers de prénoms qui s’offraient à moi, j’étais impossible d’en flanquer un sur cette foutue liste !

J’ai bien essayé, plusieurs fois, mais rien à faire : j’écrivais un nom, puis le barrais en le voyant écris… j’en essayais un autre, puis le barrais après l’avoir prononcé à l’oral… Comment il font les gens? Enfin je veux dire, ceux qui ne donnent pas de prénoms horribles ou qui ne se contentent pas de filer par tradition le prénom de l’ancêtre ou de la saint du jour  (bonjour FeteNat.) ? Et puis c’est quoi un prénom pas horrible ? Est-ce que ça existe vraiment un BEAU prénom, ou n’y a-t’il que des prénoms auxquels on finit par s’attacher ?

Et puis, il y a quand même un phénomène assez étrange : avant d’avoir un enfant, on ne se rend pas compte du nombre de gens que l’on déteste, ou à qui nous n’aimerions vraiment pas être assimilé.

« – Tu penses quoi de Samuel?
– Impossible, c’est le nom d’un client !
– Nino ?
– C’est le chat du voisin de mes parents…
– Ilias ?
– J’aime pas…
– Malo?
– Malo cul ?…non, ce sera horrible à l’école »

Bon, vous voyez, ça peut durer trèssssss longtemps. D’ailleurs, ça a duré très longtemps ! (Au passage, désolé pour les prénoms cités, rien de personnel – même si nino était vraiment le nom du chat de mes parents). Et puis… il faut que ça aille avec le nom de famille, et là encore ça réduit considérablement le champs des possibles. Mais, comme dirait AMAGUIZ, je l’aurai un jour, je l’aurai !

Dessin humour choix prenom enfant

 

Le prénom de bébé qu’on n’assume plus !

On a finalement trouvé un prénom. Haaaaaallelujah !!! Plus que 2 mois avant la naissance du petit loulou et on commence à se le répéter pour s’habituer (ou se convaincre ?). On finit par s’y faire, et je commence même à le fredonner sur un air de guitare, pour préparer bébé avant son immersion dans la vraie vie.  Et puis on reçoit un mail de la part d’une amie, avec un lien vers un article « le best of du pire de la ligue des officiers de l’état civil ». On a trouvé ça hyper drôle. Un peu abusé pour certains, mais très drôle quand même. Jusqu’à en voir un très proche du nôtre. Boum. Le doute, la douche froide et surtout, cette question fatidique : « qu’est-ce qu’on fait??? ».

On a tenu bon ! On a tellement galéré pour le trouver, on n’allait quand même pas laisser une liste stupide tout saboter et nous faire revenir 10 battements d’ailes en arrière ! Ce serait ce prénom là et pas un autre et tant pis si les autres n’aiment pas, il se construira un caractère, aura beaucoup d’auto-dérision et finira par être le fantasme de toutes les ados de son lycée (rêve toujours mec !).

Et puis, à quelques jours de la naissance, grosse prise de conscience : non…franchement, on peut pas faire ça, il est horrible ce prénom. En quelques instants, nous avons réussi à faire le deuil de cette (horrible) illumination passagère et tomber d’accord sur un nouveau prénom, JACKPOT !

Notre petit moineau a maintenant 10 mois, le porte à merveille et jusqu’à présent, nous n’avons toujours pas regretté. Comme quoi, ça se joue à peu de chose !

Au début, je voulais finir par un petit mot d’encouragement pour tous les parents qui sont encore en plein doute pour le prénom de baby… mais finalement, ça me fait plaisir de savoir que d’autres sont dans cette situation. Alors galérez, galérez, galérez bien…vous verrez, un jour vous en rigolerez et, quoi que vous choisirez, à vos oreilles, ce ne sera plus un prénom, ce sera LUI !

 

 

 

4 commentaires Ajoutez les votres
  1. Ici pas de dictionnaires ou autre. Un peu tous les jours l’un de nous deux avait une super illumination qui ne plaisait pas à l’autre. Jusqu’à que l’on tombe sur The One. Là où ça a été plus compliqué c’est de savoir si on allait donner le prénom des mamies. Finalement en second prénom on est allé dans nos références fantastiques . Par contre si ça avait été un petit gars j’aurai complètement séché.

  2. Ohhhhhh je suis sûre que cette personne indélicate s’en veut d’avoir provoqué un tel remue méninges… Je suis quand même très curieuse de savoir quel était ce prénom !

    1. Je crois qu’avec un peu de recul et d’objectivité, c’est mieux pour notre petit colibri et lui a éviter quelques moqueries 🙂

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